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RetourQu'est-ce qui cause le bégaiement?

La cause exacte du bégaiement demeure inconnue. Cependant, les études des dernières années tendent à démontrer que l’aspect neurophysiologique joue un rôle important (Guitar, 2006; Neumann & Harald, 2010). Ainsi, les personnes qui bégaient présenteraient des fragilités ou différences quant à l’anatomie et/ou la physiologie de leur cerveau. Ajoutons que le bégaiement peut être transmis de façon héréditaire. En effet, une personne qui bégaie aurait 30% à 60% de risque d’avoir quelqu’un d’autre qui bégaie dans sa famille (Yairi et coll., 1996).

Le bégaiement est un trouble influencé par divers facteurs. Des facteurs physiologiques (prédisposition génétique, fonctionnement du cerveau, etc.), linguistiques (âge d’apparition et développement du langage, développement des sons, habiletés articulatoires, etc.), psychologiques et émotifs (sensibilité, tempérament, exigences personnelles, niveau d’anxiété, excitabilité, etc.) et environnementaux (pression temporelle, interactions familiales, école, garderie, etc.). Ces facteurs, bien qu’ils ne causent pas le bégaiement, peuvent favoriser son augmentation et/ou sa diminution. Chacun est influencé différemment par ces facteurs, d’où la difficulté à cerner toutes les forces en présence pour une personne donnée.

Plusieurs mythes sont véhiculés au sujet du bégaiement. Ainsi, il faut savoir que la gêne ne cause pas le bégaiement, mais peut contribuer à son augmentation. Ajoutons que les personnes qui bégaient ont le même niveau d’intelligence que la population normale et aussi que contrairement à une croyance populaire, le bégaiement n’est pas causé par un évènement-choc (ex. : entrée à l’école, divorce, déménagement, arrivée d’un un nouveau bébé, etc.), mais que les événements peuvent interférer avec la fragilité du système de parole et agir à titre de déclencheurs. En outre, le bégaiement n’est pas dû à l’imitation d’une autre personne.

Références

Guitar, B. (2006). Stuttering: An Integrated Approach to It’s Nature and Treatment. 3e Édition, Baltimore : Lippinott Williams & Wilkins.

Yairi, E., Ambrose, N.G. & Cox, N.J. (1996). “Genetics of stuttering: A critical review”. Journal of Speech and Hearing Research, 39, 771-78

Neumann, K. & Euler, H.A. (2010). “Neuroimaging and Stuttering”. Chapitre 19 dans B. Guitar & R. McMCauley. Treatment of Stuttering: Established and Emerging Interventions. Lippinott Williams & Wilkins, Philadelphia: Baltimore, pp. 355-377.



publié par: Natacha Beausoleil | Orthophoniste | natachabeausoleil.com


Je découvre ce blog en surfant sur le webégaiement..cet article est bien, mais un toupitipeu léger niveau données, je trouve.
Maintenant, reste à savoir si les découvertes à venir vont influencer le travail des orthos sur les personnes bègues

commenté par: Titanic le 04-08-2011

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